mardi 26 mai 2009

4ième Gala de l’Intelligence Economique

Le blog Réflexion durable a le plaisir de vous rappeler que le 4ième Gala de l’Intelligence Economique, organisé par l’Ecole de Guerre Economique, aura lieu le 30 juin 2009 à la Rotonde de l’Ecole Militaire .

Ce gala est la seule occasion pour les professionnels de ce milieu et les Anciens de l’EGE (organisme de formation pionnier et leader dans ce domaine) de se retrouver dans un cadre chaleureux et d’échanger avec les acteurs de l’intelligence économique.

Venez nombreux!

Pour plus d'information, visitez le site du gala.

jeudi 21 mai 2009

Efficience énergétique : encourageons l'innovation !


C'est ce que propose le Shell Eco-marathon d'Europe. Le principe est simple : concevoir un véhicule capable de parcourir la plus longue distance avec un minimum d'énergie. Pour l'édition 2009, le premier prix a été attribué à une équipe française, celle du Lycée St Joseph La Joliverie, près de Nantes. Son véhicule Prototype moteur à essence, baptisé "MicroJoule", a réussi à parcourir plus de 3771 km avec seulement 1 litre d'essence, avec un rejet de CO2 égal à 0,7 g au kilomètre. Une véritable performance.
Que ces projets ambitieux inspirent nos constructeurs automobiles. Pourquoi pas, un partenariat efficace entre une société d'énergie et un grand constructeur ? du moins, une collaboration entre les équipes de Recherche et Développement de chacun ?..

Paul

Sources :

mardi 19 mai 2009

Choisir sa politique énergétique en cas de crise..

Il est plus simple de critiquer une politique que de la définir. Quel est le meilleur moyen de mettre en lumière la difficulté de nos gouvernements de promouvoir une véritable politique énergétique à l'échelle européenne? qui plus est, en période de crise ? Telle est l'ambition du rassemblement Europe Ecologie, qui propose un jeu sur la crise de l'énergie. Ce dernier permet "de prendre conscience des institutions européennes, de leur composition et de leur rôle, ainsi que des enjeux énergétiques à venir". Vous pourrez ainsi, l'espace de quelques heures, vous mettre dans la peau d'un chef d'Etat, d'un député européen, ou encore du Président de la Commission européenne. Vous devrez tenter de maîtriser l'énergie, et d'assurer l'approvisionnement énergétique de votre pays.. L'idée d'un tel jeu peut faire sourire, mais il peut également être une bonne mise en condition pour appréhender les enjeux et les stratégies à adopter.

Saluons cette initiative, et l'originalité de cette démarche, qui, à défaut de promouvoir le rassemblement en vue des prochaines élections européennes, souligne la nécessité de diversifier les sources d'approvisionnement d'énergie.

Paul

Source : http://www.europeecologie.fr/contenu/la-crise-de-lenergie-le-jeu

Les banques et le développement durable


En période de crise, il semblerait que les banques développent un certain intérêt pour la question du développement durale. La crise se caractérise par une crise de confiance, surtout envers les banques" et, dans ce contexte, "les enjeux de développement durable pour une entreprise deviennent des enjeux stratégiques", a expliqué Séverin Cabannes, directeur général délégué de la Société Générale, lors d'une conférence organisée dans le cadre de la semaine du développement durable.

La Société Générale veut conjuguer technologies et développement durable. Ainsi, dans le cadre de sa politique contre le changement climatique, le groupe Société Générale a lancé un Programme " Green IT " qui vise non seulement à réduire les émissions de CO2 de son informatique, mais également à mettre à profit les nouvelles technologies pour améliorer l'empreinte environnementale de l'ensemble des activités. Ce programme regroupera un ensemble d'initiatives telles que :

- Une procédure interne publiée au sein du groupe Société Générale qui préconise le recours au tri et à la valorisation des Déchets d'Equipements Electriques et Electroniques (DEEE) tels que les micro-ordinateurs, les serveurs, les téléphones, en privilégiant les filières de démantèlement responsables et avec le souci d'une approche complète du cycle de vie des outils de travail.

- " Smart Building " : une étude va être lancée sur la possibilité d'intégrer un outil permettant l'automatisation du reporting des consommations de fluides et d'énergie pour les différents types de bâtiments du Groupe. Cet outil aura pour objet de faciliter le pilotage technique des bâtiments et d'optimiser leur gestion en fonction de l'évolution de leurs besoins au cours du temps.

- Dans la même logique, une étude a été lancée pour la création d'un référentiel Groupe et d'un outil d'auto-évaluation permettant de définir des objectifs et des actions d'amélioration de la performance énergétique et environnementale pour l'ensemble des bâtiments du parc immobilier du Groupe.

 Les efforts que mènent les banques ont été perçus jusqu'à maintenant comme des efforts en communication. En effet, les entreprises font une multitude de  rapports sur leurs émissions en carbone sur le territoire français mais omettent de tenir compte de tous les autres bureaux/ immeubles qu’ils détiennent à l’étranger où ils continuent de mener leurs activités sans réellement tenir compte de l’environnement local… 

Yasmina

Sources:

 http://www.developpementdurable.com/economie/2009/04/A1370/developpement-durable-enjeu-strategique-pour-les-entreprises.html

 http://www.lemondeinformatique.fr/actualites/lire-la-societe-generale-lance-un-programme-green-it-pour-l-ensemble-du-groupe-28413.html

 http://www.journaldunet.com/solutions/breve/38029/un-plan-green-it-global-pour-la-societe-generale.shtml






 

 


lundi 18 mai 2009

Réchauffement climatique et Etats-Unis : la capacité d'Obama à impulser une nouvelle politique énergétique.



L'ensemble des médias a célébré fin avril les cents jours de la présidence Obama avec un regard plus ou moins critique.

Les 28 et 29 avril, se tenait à Washington à l'initiative des Etats-Unis et suivant la volonté du président Obama un "Forum des économies majeures sur l'énergie et le climat". Cette rencontre a rassemblé seize pays émettant le plus de Gaz à Effet de Serre (GES) et l'Union Européenne et visait à préparer la conférence de Copenhague dy 7 au 18 décembre 2009.

Dans le même temps, le Président américain s’emploie à convaincre ses compatriotes qu’un changement de modèle énergétique est une question stratégique de sécurité, d’indépendance nationale et de croissance économique.

Mais quelles sont les capacités de la Maison Blanche à impulser un changement dans la politique énergétique des Etats-Unis ?


Sur un plan intérieur, les américains sont de plus en plus conscients des enjeux du réchauffement comme en témoigne la volonté de certains Etats telle la Californie de mettre en œuvre des politiques luttant contre l'effet de serre.

Et le Président Obama est bien décidé à orienter la capacité américaine à l'innovation (en généralisant et en rentabilisant ces innovations sur le marché) vers le Green Businness. Il a la volonté de faire acquérir à son pays un avantage concurrentiel en ce domaine.

Les efforts en termes de Recherche et Développement doivent être orientés par l’administration à travers les plans de relance et les budgets vers l’énergie déclarée comme une des trois priorités.

La nomination de Steve Chu comme secrétaire d'Etat à l’énergie et qui a reçu le prix Nobel de physique témoigne de cette volonté de se tourner vers les énergies renouvelables.

Cependant les lobbys des producteurs de pétrole et de charbon restent puissants et sont bien représentés au Congrès et au Sénat dans les ranges des politiques issus des Etats américains producteurs.

Et une nouvelle politique doit passer par l’établissement de ce fameux consensus si cher aux américains, donc par les assemblées.


Sur le plan extérieur, l’Amérique a du renoncer au « rêve » de la présidence Bush de domination géopolitique du Moyen Orient et de l’Asie Centrale, … et de ses immenses réserves d’hydrocarbure. Alors que la géopolitique d’approvisionnement en énergie mondiale et aux matières premières s'est effectuée ces quinze dernières années dans un contexte accru de compétitions pour l’accès aux ressources.

L’administration amércaine ne peut que prendre en compte les échecs relatifs de l’Irak et de l’Afghanistan, qui affaiblissent les positions des Etats-Unis tout comme la crise.

Et Obama semble avoir pris acte du renforcement d’un monde plus multi polaire avec la montée en puissance de la Chine et le retour de la Russie.


Obama ne peut que prendre en compte également les réalités de la politique énergétique actuelle pour négocier une transition.

Les Etats-Unis ont une consommation énergétique en 2007 de 2 361,4 millions de tonnes équivalentes pétrole (Mtep) pour une consommation au niveau mondial de 11 099,3 Mtep.

Cette consommation des Etats-Unis représente plus de 20 % de la consommation énergétique mondiale alors que les américains représentent 6 % de la population mondiale.


Dans cette consommation d’énergie des Etats-Unis, le pétrole a représenté 943.1 Mtep (soit 39% du total de la consommation énergétique des E-U et 24% du total de la consommation mondiale de pétrole).

Le gaz 595.7 Mtep (soit 25% du total de la consommation énergétique des E-U et 22% du total de la consommation mondiale de gaz).

Et le charbon 573.7 Mtep (soit 24% du total de la consommation énergétique des E-U et 18% du total de la consommation mondiale de charbon).


Un changement de modèle sera donc délicat à négocier pour l’économie et le mode de vie américain.

Ceci explique sans doute la prudence de l’administration américaine qui reste sur des objectifs « mesurés » pris dans le cadre des engagements de campagne d'Obama.

Ces objectifs sont de 14 à 15% de réduction des émissions de GES en 2020 par rapport aux niveaux de 2005 puis 80% en 2050.

Alors que l’Europe a pour objectif une réduction de ses émissions de 20% en 2020 par rapport aux niveaux de 1990.


Dans tous les cas, les avancées des Etats-Unis en ce qui concerne le réchauffement climatique, pour le sommet de Copenhague, devraient être conditionnées avant tout par des facteurs de politique intérieure.


A propos du réchauffement climatique :

Réflexion durable :

Politique de la Chine

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/la-politique-energetique-de-la-chine.html

Politique des Etats-Unis

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/barack-obama-nouvelle-politique.html

Politique de la Russie

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/02/russie-une-strategie-ambigue-vis-vis-du.html

Les pays producteurs de charbon

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/01/le-changement-climatique-les-pays.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/01/limpratif-de-la-matrise-du-changement.html

Divers

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/04/g8-environnement-en-attendant.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/rechauffement-climatique-et-oceans.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/05/petites-phrases-entre-usa-france-et.html


Sources :

Le Monde du 28 avril 2009 « L’administration Obama œuvre sur deux fronts face à la question climatique » de Corine Lesnes

BP Stacial rewiew of world energy june 2008.

A lire également:

Interwiew de Libération sur la politique énergétique des Etats-Unis

http://environnement.blogs.liberation.fr/noualhat/2009/05/en-2040-plus-besoin-de-p%C3%A9trole-aux-usa.html

Le Figaro:

http://www.lefigaro.fr/flash-actu/2009/05/14/01011-20090514FILWWW00266-usa15-d-energie-renouvelable-en-2020.php


ALAIN

jeudi 14 mai 2009

Salon du luxe et du développement durable



Du 15 au 17 mai 2009, 1.618 Sustainable Luxury Fair : un nouveau luxe, Palais de Tokyo (Paris 8).

Un évènement ouvert à tous !

Pour la première fois, un salon propose d'associer luxe et développement durable, à travers une exposition à la fois artistique, culturelle et commerciale !

Soutenu par le ministère de la Culture et WWF, le salon présentera un grand nombre de produits et entreprises, soigneusement sélectionnés par un comité d’experts. Parmi les exposants nous pourrons voir le groupe Six Senses pour l’éco tourisme, Segway pour la mobilité, Fritsch et associé pour le design et SheerinOko pour la beauté.

10% de chaque billet acheté seront reversés au WWF pour soutenir leur lutte contre l’orpaillage illégale en Guyane.


Pour ceux qui ne sauraient pas de quoi il s’agit, l’orpaillage est un véritable fléau en Guyane française. L'exploitation aurifère est l'une des principales activités industrielles de la Guyane française et l’un des plus important revenu du pays. Mais cette industrie est cause de déforestation et plus grave encore de pollution au mercure des sols et des eaux. Rappelons que la Guyane française possède l’une des trois dernières grandes aires de forêt primaire tropicale du monde.


Enfin, parmi les différentes activités prévues au programme, notons aussi la projection du film Nous resterons sur terre de Pierre Barougier et Olivier Bourgeois, qui soulève un certains nombres de questions, notamment celle de la responsabilité de l’homme dans l’équilibre naturel de notre environnement. Un film vraiment très intéressant.

Avant de conclure ce post, rendons à César ce qui est à César ! Cette initiative, d'un salon associant luxe et développement durable, nous la devons à Barbara Coignet, directrice de BMCS, une agence commerciale et bureau de presse spécialisés dans le prêt à proter et l'accessoire de mode, qui vient tout juste de créer la société 1.618 Productions.


Liens :
site du salon 1618
document WWF sur l'orpaillage en Guyane
site qui traite de la problématique de l'orpaillage en Guyane : études caribéennes
site BMCS

mardi 12 mai 2009

Réchauffement climatique : l'urgence de responsabiliser.



Pas une journée en ce moment sans qu'une nouvelle étude ne vienne dénoncer les dangers du réchauffement climatique.


Cette semaine a vu le Journal of Biogeography publier une étude britannique sur les impacts du réchauffement sur les migrations des oiseaux, le Point publier un article sur les conséquences du réchauffement sur le tourisme en France tandis que Libération pointe les effets de la montée des Océans sur les populations vivant dans des régions littorales.

La conférence de Tromsoe, du 28 et 29 avril en Norvège, a tiré la sonnette d'alarme sur la fonte beaucoup plus rapide que prévue de la glace des pôles tandis que la Conférence mondiale sur les Océans ouverte ce lundi 11 mai se propose d'étudier les impacts du réchauffement sur les mers.


Si ces nombreux articles, études et conférences rendent bien compte des effets prévisibles et potentiellement désastreux du changement climatique pour la vie sur terre et la nature, ces derniers comptes rendu, s'attachant plus aux conséquences qu'aux causes, soulignent la question de la responsabilité des différents acteurs dans la survenue du réchauffement, y compris celle de sa responsabilité individuelle propre.

En effet, les modes de consommation, de production (y compris d'énergie) et d'organisation des différentes sociétés humaines, des différentes nations, des entreprises ne sont pas les même.

Et chacun n'a donc pas la même part de responsabilité dans la survenue du changement climatique.

Il faut donc s'attacher à trouver, renforcer les solutions qui responsabilisent chaque acteur (consommateurs et producteurs) par la réintroduction de régulations apportées par les Etats.

Cette régulation passe aussi par la généralisation des outils de mesure de l'empreinte écologique de chacun qui permettra de sanctionner positivement ou négativement chacun selon ses actions positives ou négatives sur le changement climatique.


A propos du réchauffement climatique :

Réflexion durable :

Politique de la Chine

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/la-politique-energetique-de-la-chine.html

Politique des Etats-Unis

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/barack-obama-nouvelle-politique.html

Politique de la Russie

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/02/russie-une-strategie-ambigue-vis-vis-du.html

Les pays producteurs de charbon

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/01/le-changement-climatique-les-pays.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/01/limpratif-de-la-matrise-du-changement.html

Divers

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/04/g8-environnement-en-attendant.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/rechauffement-climatique-et-oceans.html


Sources :

Site Waliboo

http://www.waliboo.com/oiseaux/news/le-rechauffement-climatique-affecte-la-migration-des-oiseaux/37965

Site Le Point

http://www.lepoint.fr/actualites-voyages/2009-05-06/climat-le-rechauffement-aurait-de-graves-consequences-sur-le-tourisme-en/1088/0/341055

Site développement durable.com sur la Conférence de Tromsoe

http://www.developpementdurable.com/environnement/2009/04/A1573/rechauffement-climatique-une-conference-en-prepare-une-autre.html

Site de l'AFP sur la Conférence mondiale sur les Océans

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5hrdpHqQa5Mk_6kbVfgPSzwayRUGg

Site de Libération sur la menace de la montée des Océans

http://www.liberation.fr/sciences/0101564395-menaces-marines

http://www.liberation.fr/sciences/0101564396-si-les-glaces-glissent-vers-l-ocean


ALAIN

L’Autorité environnementale : nouvelle "conscience verte" de l’Etat


Depuis la directive européenne 2001/42/CE relative à l'évaluation des incidences sur certains plans et programmes ayant trait à l'environnement, les Etats membres de la Communauté européenne se doivent d’organiser leurs procédures de décision de manière à intégrer les préoccupations environnementales dans les actions politiques et juger en amont des impacts environnementaux d'un projet ou d'un plan. Dans de nombreux pays, cette évaluation est réalisée par le ministère de l'environnement qui se trouve alors trop souvent confronté aux autres ministères.
La France, de sorte à enrayer ce type de tensions au sein de l’Etat, a créé, en juillet 2008, via le Ministère de l'écologie, de l'énergie, du développement durable et de l'aménagement du territoire (MEEDDAT), un Conseil général de l’environnement et du développement durable (CGEDD).
Cet organe placé sous l'autorité directe du ministre d'Etat sert d'instrument de conseil, d'expertise, d'inspection, d'audit et d'évaluation pour le MEEDDAT mais aussi pour tout autre ministère et autorité publique susceptible de le solliciter. Par ailleurs, et de sorte que cette structure puisse jouer parfaitement son rôle, une autorité environnementale vient d'être créée en son sein.
Entité composée de professeurs d'université, de préfets, d'ingénieurs ou encore d'architectes, elle aura comme objectif premier d'évaluer les études d'impacts réalisées au préalable de 150 grands travaux nationaux :
• autoroutes,
• lignes à grande vitesse,
• lignes à haute tension,
• centrales nucléaires (notamment les deux prochains EPR).
Très belle initiative censée apporter plus de clarté mais qui laisse déjà entrevoir certaines limites. En effet, c’est le cas des projets portés par les collectivités locales, où seuls peuvent être mandatés les préfets, représentants de l’Etat qui ne sont pas à même d’analyser et d’apporter des solutions à ce type de problématiques. L’illustration la plus récente étant, sans nul doute, le projet de circuit de Formule 1 des Yvelines.

Citronnier

Source : article de F. Roussel, Actu-Environnement.com (06/05/2009).

mercredi 6 mai 2009

Petites phrases... entre USA France et à propos du réchauffement climatique.

"Je lui ai dit: "Je crois que tu n'as pas bien compris ce qu'on a fait sur le CO2. Tu as fait un discours, il va falloir des actes." Le pack énergie-climat que j'ai fait adopter sous la présidence française (de l'UE) prévoit en 2020 une baisse de 20% des rejetets de 1990. Nous, en Europe, il y a des sanctions contre les Etats et les entreprises. Lui, il s'engage seulement à revenir au niveau de 1990 et il n'ya pas de sanction." a déclaré Sarkozy durant la réunion du 16 avril avec des parlementaires/ Libération du 17 avril 2009.


Les Etats-Unis doivent « faire beaucoup plus et je leur dis Yes, you can » déclare Jean-Louis Borloo lors du G8 Environnement de Syracuse du 22 au 24 avril 2009 qui a salué par ailleurs la nouvelle volonté américaine de réduire ses émissions de CO2.


Barack Obama a sans doute répondu aux paroles de Sarkozy du 16 avril :"Il s'est approché avec son grand sourire. Il m'a pris par le bras. Et il m'a dit: "Dis bien à Nicolas que je suis en train de faire mes devoirs (homework) et que dans deux mois, je serai plus fort que lui sur le climat." raconte Jean Louis Borloo à propos de sa rencontre avec Barack Obama en marge du Forum des économies majeures sur le climat tenu à Washington du 27 au 28 avril 2009.

Cette réunion de deux jours vise à préparer la conférence de Copenhague et s'est tenue à l'initiative des Etats-Unis en réunissant 16 pays et l'UE.


Quelle sera la prochaine petite phrase ?


A propos de la politique énergétique des USA :

Réflexion durable :

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/barack-obama-nouvelle-politique.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/lamerique-dobama-redore-son-blason-vert.html

A propos du G8 environnement de Syracuse :

Réflexion durable:

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/04/g8-environnement-en-attendant.html


Sources :

Article de Libération du 16 avril 2009:

http://www.liberation.fr/politiques/0101562292-sarkozy-se-voit-en-maitre-du-monde

Communiqué du Ministère de l'environnement:

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=4867

Article du Monde du 30 avril 2009 de Corine Lesnes : "Quand M. Obama promet de faire ses "devoirs" sur le climat.


ALAIN

mercredi 29 avril 2009

L'or bleu en crise : l'eau, nouvelle arme de guerre



L’eau est devenue, depuis quelques années, une ressource tout aussi stratégique que le pétrole. Qui tient l’eau, tient le pouvoir ! Ce n’est pas anodin si depuis 50 ans, certains programmes des Nations Unis se sont intéressés de prêt aux violences liées à l’eau. De même, ceci n’est pas le fruit du hasard si le président Obama a mis l’eau au cœur de sa politique étrangère. Les américains semblent avoir bien intégré cette dynamique de l’eau comme facteur de relance économique et de puissance.

D'une crise de l’eau...

Force est de constater que depuis 30 ans nos modes de vie ont évolué. Qui dit mode de vie, dit consommation et qui dit consommation dit besoin d’eau pour produire. Ainsi, un certain nombre de région souffre actuellement de stress hydrique que l’on pourrait qualifier de moderne, de par leur caractère récent. Ainsi, la Méditerranée, avec 32% du tourisme mondiale, se trouve dans cette situation. Victime de son succès, ses besoins grandissant en eau seraient dûs au tourisme. Rappelons, à cet effet, que chaque touriste consomme en moyenne 4 fois plus d’eau qu’un habitant de la région ! Lié à l’accroissement de population, l’Ethiopie souffre aussi, à sa manière, de stress hydrique. De fait le pays a vu sa population s’accroitre fortement ces dernières années et par là ses besoins ! Berceau du Nil, l’Ethiopie qui ne consomme que 3% d’eau de ce fleuve, en fournit plus de 80% à ses voisins. Afin de satisfaire ses nouveaux besoins en eau pour alimenter sa population et cultiver ses terres, la solution serait d’augmenter sa consommation d’eau du Nil. Mais malheureusement, pour des raisons historiques et diplomatiques, l’Egypte et le Soudan, qui s’occupent de la gestion du Nil, se refusent à toute négociation. Dépassant le simple cas d’une crise, l’eau apparaît même ici comme un enjeu géopolitique. Si l’Ethiopie pouvait opérer sur le Nil un retour de puissance, elle deviendrait, à l’image de la Turquie et de la Chine, une puissance hydrique. D’ailleurs cette éventualité n’est pas passée inaperçue aux yeux des américains qui ont signé un partenariat privilégié avec le pays. Ce qui m’amène à mon second point, la guerre de l’eau.

A une guerre de l'eau

Certes, puissance hydraulique par excellence, la Chine souffre pourtant d’anomalies géographiques et environnementales. Représentant 20% de la population mondiale, le pays ne détient que 7% de l’eau douce mondiale. Pour autant, la Chine n’hésite pas, afin de satisfaire tous ses besoins, à exercer des pressions sur le Tibet, château d’eau de l’Asie, ainsi que sur les pays alentours, en se positionnant comme le robinet de l’Asie. De fait, la grande majorité des fleuves qui arrosent les pays d’Asie traversent son territoire. Mais à cette problématique de quantité s’ajoute une problématique de qualité, plus grave encore. En effet, la Chine ne se soucie guère des questions de pollution et met ainsi en péril ses propres réserves d’eau, si petites soient-elles. Ajoutons à cela, le constat de l’évolution des modes de consommation chez les asiatiques. De fait, l’exportation de nos modes de consommation (viande rouge, pain…), implique une croissance de nos besoins en eau. A titre d’exemple, pour avoir 15 kg de bœuf, cela nécessite 15 fois plus d’eau que pour produire 15 kg de blé. Plus concrètement, des études montrent que pour la fabrication d’un seul hamburger, il faut environ 6 mille litres d’eau !

Sur ces constats, il apparaît nécessaire de faire ressortir les problématiques d’eau, comme des problématiques géopolitiques à la fois en tant que facteur de développement mais aussi en tant que facteur de puissance. Mais surtout, derrière ces problématiques se cachent de vrais enjeux de sécurité alimentaire, des enjeux humanitaires et agricoles.


Sources : "L'eau, géopolitique, enjeux, stratégie" de Franck Galland

mardi 28 avril 2009

La filière phytopharmaceutique se « met au vert »





La société « Adivalor » vient de publier un premier bilan très positif sur la gestion des déchets phytopharmaceutiques (produits antiparasitaires destinés à la protection des cultures)* en France pour l’année 2008.
Ce « micro-bilan » consultable sur le site de cette entreprise fait apparaître des informations éloquentes en matière de valorisation des déchets issus de l’industrie agropharmaceutique.

On y apprend entre autre que :
· 4950 tonnes d’emballages ont étés collectés auprès des « utilisateurs professionnels » ; soit 27% de plus qu’en 2007.
· 95% des produits phytopharmaceutiques que l’on retrouve sur le marché français incluent une éco-contribution servant à valoriser les emballages usagés.

Les résultats atteints par ce secteur sont particulièrement encourageants car, au-delà même d’être en parfaite conformité avec le carnet de route fixé par la filière -des produits de santé végétale- et de répondre aux attentes des pouvoirs publics impliqués, cette stratégie visant à réduire l’impact des emballages de ce type de produits sur l’environnement se rapproche de son objectif premier, à savoir 70% de collecte/recyclage d’ici à 2010. Belle entreprise lorsque l’on sait que la France est le 1er pays européen (4ème mondial après les Etats-Unis, le Brésil et le Japon) consommateur de produits phytopharmaceutiques ; et qu’en 2007 ce marché rapporta 1.841 millions d’euros rien qu’en métropole.

Citronnier

Source :
Actu-Environnement.com – R. Boughriet - 21/04/2009
Site société Adivalor :
http://www.adivalor.fr/index.html
Union des industries de la Protection des Plantes :
http://www.uipp.org/
*Définition phytopharmaceutique (cliquez ici)

Les fruits du Grenelle de l'Environnement



Suite au Grenelle de l'Environnement, la France a pris de sérieuses décisions en ce qui concerne les énergies renouvelables.
En effet, l'Etat a décidé de porter à au moins 23% la part des énergies renouvelables dans sa consommation. Cela passe par le doublement de la production de 'bois-énergie', par une multiplication par 6 de la géothermie et par 12 des réseaux de chaleurs.
Mais la palme revient au photovoltaïque avec un objectif de production multiplié par 400.
Cela passe par des projets de différentes tailles (allant de 5 à 20MW) dans toutes les régions de France, y compris les DOM-TOM.
Pour obtenir ce développement, la Commission de Régulation de l'Energie (CRE) à lancé un appel d'offres dont les réponses sont attendues pour le 21 décembre 2009.

Après les bios-carburants et les éoliennes, la France a enfin compris que l'énergie renouvelable du futur est l'énergie solaire, celle-ci proposant les meilleurs rendement et dont l'évolution technique est la plus importante.

Adrien M.

Sources :
www.enerzine.com
www.cre.fr

lundi 27 avril 2009

Green hôtel, l’exemple de Russelior !

Parmi les secteurs les plus gourmands en énergie, le secteur tertiaire arrive en tête de fil avec l’hôtellerie ! Face à ce constat et pour tenter d’inverser la tendance, l’association « green hôtel » rassemble et fait la promotion des hôtels sensibles aux questions environnementales. Ainsi les hôtels qui se positionnent ouvertement sur le secteur de l’hôtellerie écologique et qui mettent en place des solutions pour économiser l’eau, l’électricité et réduire les déchets solides, non seulement dans un objectif d’économies mais aussi de participation à la protection de la planète, peuvent être labélisés « green hôtel ».

C’est ainsi que récemment, le 16 avril 2009, en Tunisie, M. Mourad Mehdoui, propriétaire et P.-D.G. du « The Russelior » (à Hammamet-Sud), a reçu le 1er prix du Président de la République pour l’incitation à la rationalisation de la consommation d’énergie et la promotion des énergies renouvelables.

Cet hôtel entièrement conçu dans un projet de réduction des consommations d’énergie et de respect de l’environnement apparaît comme une véritable oasis de fraîcheur. Celui ci est entouré d’un parc de 5 hectares, construit pour « assurer un micro-climat et permettre, ainsi, un rafraîchissement de l’environnement pour une réduction du recours à la climatisation en été, mais également un réchauffement en hiver pour diminuer le chauffage » explique M. Mourad Mehdoui. Enfin, lorsque l’on s’intéresse de plus prêt à la construction de ce palace tunisien, on note en effet, le double vitrage, l’éclairage économique, les portes électriques, l’isolation thermique des murs et du toit, la minuterie et nouveauté innovante, la gestion technique centralisée (GTC) avec l’installation d’une salle d’opération gérée par écrans permettant un contrôle à distance et par compartiments de tout ce qui pourrait causer un gaspillage d’énergie.

Le coût de cet investissement : 85 MDT.
Enfin, destiné à une clientèle de luxe, sensible aux questions écologiques, ce petit coin de paradis ouvrira fin 2009.

dimanche 26 avril 2009

Total Tunisie, première station-service alimentée à l'énergie solaire



Du 23 au 26 avril 2009 se tenait le premier salon international de la maîtrise d’énergie, ECOMED. Pour cette première édition, les organisateurs ont décidé de mettre à l’honneur les énergies renouvelables, à savoir : le solaire, l'éolien, la biomasse et la géothermie.


Ainsi, parmi les nombreux exposants, Total Tunisie n'est pas restée inaperçue avec la présentation de sa première station service équipée de panneaux photovoltaïques. Il s'agit de la station TOTAL GROMBALIA, inaugurée fin janvier 2009 et qui est complètement alimentée par l’énergie solaire. A l’occasion de ce salon, Mme Souha Chouaieb, responsable promotion et publicité chez Total Tunisie, n’a pas manqué de faire part de son projet d’équiper en chauffe-eau solaires 18 villas à SOS village à Akouda ainsi que celui de remporter l’appel d’offre de l’autoroute M’saken Sfax pour laquelle elle compte s’investir par des équipements photovoltaïques.


En effet, l’entreprise Total Tunisie s’est fait du développement durable et la protection de l’environnement une priorité. Elle a, dans ce sens, lancé une campagne de communication appelée ECO Services. Une façon de réaffirmer son engagement en faveur de la réduction de consommation de carburant. Plus concrètement, ECO Services est un programme qui vise à aider les consommateurs à économiser du carburant, via des actions alliant écologie et économie (économie pécuniaire pour le client) que le personnel se charge de rappeler aux automobilistes, lors de leurs passages dans les stations-service Total.

samedi 25 avril 2009

« G8 environnement » en attendant Copenhague décembre 2009.

Le G8 environnement a eu lieu à Syracuse du mercredi au vendredi 24 avril 2009 sous présidence de l'Italie.

Les pays membres du G8 et les pays invités (une douzaine d’Etats jugés « stratégiques » : le Brésil, la Chine, l’Inde, le Mexique, la République d’Afrique du Sud ainsi que l’Australie, la Corée du Sud, l’Egypte et l’Indonésie), des pays africains, ont concentré leurs discussions autour du changement climatique et de la bio diversité.

Dans moins de huit mois, doit se tenir le sommet de Copenhague qui a pour but de trouver un accord de limitation des émissions de C02 succédant au protocole de Kyoto sur les émissions de gaz à effet de serre.

La France représentée par ses ministres, Jean-Louis Borloo et Chantal Jouanno, a rappelé l'urgence à limiter l’augmentation de température à +2°C.

Les véritables enjeux sont bien les changements de mode de croissance et des politiques énergétiques des Etats-Unis mais également des pays émergents dont la Chine qui est depuis 2007 le plus gros émetteur de CO2 dans le monde.

Si Jean-Louis Borloo se dit heureux de la nouvelle volonté américaine de réduire ses émissions de CO2, les Etats-Unis doivent « faire beaucoup plus et je leur dis Yes, you can ».

Les Etats-Unis semblent en effet adopter une politique minimale par rapport aux discours du Commander In Chief, Barack Obama.

La position des Etats-Unis devrait se révéler déterminante pour le succès ou l’échec du prochain sommet de Copenhague. Et il est fort probable que les Etats-Unis adopteront leurs décisions suivant leurs agendas et des facteurs de politique intérieurs.

Dans ce domaine comme dans celui de la bio diversité, les Etats-Unis font preuve d’inertie alors que la France se montre en pointe par ses propositions concrètes : rendre opérationnel pour 2010 l'IPSES (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services), la plate-forme scientifique intergouvernementale, qui devrait être l'équivalent pour la biodiversité du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (GIEC).

Les Etats participants ont finalement adopté la "Charte de Syracuse" le vendredi 24 avril, faisant de la biodiversité une grande cause mondiale au même titre que la lutte contre le réchauffement climatique.

Face à la crise économique, les pays ayant participé au G8 environnement ont fait part de leurs volontés de jouer un rôle moteur sur les questions d’environnement, avec la mise en place de plans de relance laissant une bonne part aux activités liées à l'environnement, aux énergies renouvelables, aux transports de demain.

La France, pour sa part, appelle à « verdir » davantage les plans de relance et à faire de la crise économique une réponse à la crise écologique.

A propos de la politique énergétique des USA :

Réflexion durable :

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/barack-obama-nouvelle-politique.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/lamerique-dobama-redore-son-blason-vert.html

A propos de la politique énergétique de la Chine :

Réflexion durable :

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/la-politique-energetique-de-la-chine.html

http://reflexiondurable.blogspot.com/2009/03/chine-et-developpement-durable-les.html

Sources :

http://www.developpement-durable.gouv.fr/article.php3?id_article=4867

http://www.google.com/hostednews/afp/article/ALeqM5grlRqrkTAiVgPrKd01Xz1xjrwEEg

http://www.lemonde.fr/planete/article/2009/04/24/le-dialogue-nord-sud-progresse-sur-le-climat_1184940_3244.html

http://www.actualites-news-environnement.com/20330-g8-environnement-limiter-augmentation-temperature.html

http://www.maxisciences.com/g8-environnement/co2_3260_w250.jpg

ALAIN